Création d’entreprises et d’emplois, résultats financiers… : bilan de l’entreprise française en 2021

12 janvier 2022

L’ère post-COVID s’annonce-t-elle en 2022 ? Avec un variant Omicron moins offensif et une volonté affichée du gouvernement de préserver le fonctionnement de l’économie, nous pouvons nous risquer à un peu d’optimisme. Reste que le « début de la fin » de la crise sanitaire pourrait entraîner quelques effets paradoxaux… Quel bilan pour l’entreprise française en 2021 ? Qu’attendre pour 2022 ? Les experts du cabinet Mosselmans tentent de vous répondre.

Des chiffres rassurants pour l’entreprise française en 2021

2021 aura été l’année du rebond économique. Bruno Le Maire a annoncé que les chiffres de la croissance en 2021 seraient encore supérieurs aux prévisions, fixées à 6,25 % jusqu’ici.

L’année 2020 avait été marquée par une forte baisse de la croissance économique (-8 %). Cependant, en vertu de performances remarquablement élevés durant le 3e trimestre 2021, la France enregistrerait une croissance à 6,7 % pour l’année passée. La nouvelle ne réjouit pas seulement Bercy : elle marque aussi le début d’un renouveau pour l’entreprise française.

L’entreprise française crée des emplois en 2021

Signe non négligeable de cette relance : les créations d’emploi. Notre article précédent sur le PLF 2022 en faisait état : après une année 2021 particulièrement favorable, l’INSEE prévoit la création de 80 000 postes au premier trimestre 2022. Un mouvement dans la droite ligne d’une année 2021 très avantageuse pour l’entreprise française.

Création d’emploi : l’année 2021 se termine particulièrement bien

Que s’est-il passé pour les entreprises en 2021 ? Les mois de l’été ont été marqués par la réouverture de nombreuses entreprises, notamment en hôtellerie et restauration. Nous avons ainsi assisté à une croissance importante de l’emploi salarié :

  • Au deuxième trimestre, l’entreprise française a enregistré 309 000 créations d’emplois.
  • Il s’agit d’une augmentation de 1,5 % par rapport au premier trimestre 2021.

Le troisième trimestre s’avère plus mesuré en termes de performances. Toutefois, la création d’emploi salarié dans le public et le secteur privé se poursuit : + 108 300 postes durant la fin d’année.

Ces créations nettes d’emploi représentent aussi la conséquence logique d’une hausse des créations d’entreprise. En effet, près de 916 000 nouvelles entreprises ont été immatriculées de janvier à novembre 2021. C’est plus que pour l’ensemble de l’année 2020 (848 000 immatriculations).

2 créations sur 3 concernent la micro-entreprise

Sans surprise, les micro-entreprises tiennent le haut du pavé en matière de créations. 65,1 % des nouvelles entreprises françaises ont opté pour ce régime entrepreneurial. Cela concerne aussi bien les entreprises individuelles que les EURL ou les EIRL.

Pas si étonnant que les dirigeants français plébiscitent les régimes micro. Par temps de crise, cette forme ultralégère, à la gestion simplifiée, a permis aux entrepreneurs de mieux résister aux effets de la crise COVID.

Retour à la normale pour 2022 ?

La question paraît légitime. Avec l’annonce d’une épidémie en fin de course, mais également de la fin progressive des aides de l’Etat, que va devenir l’entreprise française ? Certains économistes évoquent un retour progressif à une croissance structurelle. C’est-à-dire, le niveau de croissance attendu dans une situation « normale ». En effet, avec les aides de l’Etat concédées aux entreprises, l’économie française a affiché des performances bien au-delà de son niveau habituel.

Des aides financières à l’entreprise française toujours présentes en 2022

Alors, retour à la normal en 2022 ? Pas exactement.  Certaines aides financières sont appelées à perdurer. Sans oublier la suite de certaines réformes économiques intégrées par le PLF 2022. Ainsi, de quels avantages les entreprises pourront-elles jouir en 2022 ?

  • Un taux d’imposition de l’impôt sur les sociétés abaissé à 25 % pour l’ensemble de l’entreprise française. Certaines PME pourront profiter d’un taux à 15 %.
  • La prolongation du Prêt Garanti par l’Etat (PGE) jusqu’au 30 juin 2022.
  • Un allongement du délai permettant aux micro-entreprises de choisir leur régime fiscal d’imposition (jusqu’en mai ou juin de l’année suivante). Les micro-BIC pourront donc effectuer un choix plus en adéquation avec leurs performances économiques réelles.
  • Le doublement du montant du Crédit d’Impôt Formation pour les dirigeants de micro-entreprises. Les micro-entrepreneurs pourront ainsi développer leurs compétences en gestion, comptabilité, marketing ou encore administration de site internet.

De nombreuses autres mesures sont inscrites au programme de la loi Finances 2022, publiée au journal officiel le 5 janvier dernier. Elles s’adressent non seulement aux indépendants, mais aussi aux entreprises du secteur des transports, ou encore aux commerçants.

La crise sanitaire prolonge l’état d’incertitude

Si les prévisions des scientifiques autorisent l’espoir d’une sortie de crise, l’irruption du variant Omicron démontre que l’entreprise hexagonale peut encore souffrir.

Les dirigeants ont ainsi dû se résoudre à rétablir 3 à 4 jours de télétravail par semaine lorsque leur activité l’autorise. Et si, pour certains, les habitudes sont bien installées, d’autres s’adaptent plus difficilement.

Les difficultés se poursuivent en outre pour les discothèques, qui ferment leurs portes au moins jusqu’au 23 janvier. Quant aux lieux de loisirs et de culture, ils sont toujours sous la menace de nouvelles restrictions. Ces secteurs fragilisés du tourisme, de l’hôtellerie-restauration ou encore des loisirs ont d’ailleurs été reçus à Bercy ce lundi 3 janvier. Objectif : rassurer cette frange de l’entreprise française sur les dispositifs qui leur seront réservés.

Toute l’équipe Mosselmans vous souhaite une heureuse année 2022 !

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